LE MOI D'AVANT

Parcourons nous le monde de la même facón tous les jours; la répétition de nos gestes est suffisante pour rester nous-mêmes ou perdre ce qui nous quitte sans nous en rendre compte. Nos existences sont déterminées par ce qui arrive au monde, cette grande entité qui subit des outrages sans cesse. Des RENNONCEMENTS NECESSAIRES ont eu lieu sans que nous ayons fait l'effort ; nous positionner comme le chat qui tombe toujours sur ses quatre pattes viens relativement facilement. Mon premier renoncements nécessaire et venu très tôt ; vers mes quatre ans mon frère m a corrigé l'idée que nous vivions dans une bulle et pas à l'extérieur d elle. Pour moi, le monde était comme le ventre de ma mère, mou et protecteur. Mais la complexité que cela relevait ; imaginer que nous sommes suspendus tête en bas et ne pas tomber. Le monde nous force depuis très tôt a modeler ce que par instinct la vie nous a offert. Le moi nous devons donc le sculpter chaque fois que notre bulle subit des sursauts telluriques. Mais sur la base de quoi nous restons nous tout en enlevant des morceaux qui ne correspondent plus au "réel". Les conceptions imprimées dans nos consciences sont donc fragiles ; molles comme un cube d'argile ou n'importe quel doigt laisse une trace. 

J ai toujours dit que l homme, tel qu'il a été conçu, n'offre point les garanties pour le dessein que l on nous propose. Le monde est large, mais d'emprunt ; le fait de naître dans un monde matériel et ne pas posséder une petite partie de lui est déjà signe de notre qualité d'étranger. Nous sommes ici, mais nous dérangeons quelque chose ; il y a un ordre pour lequel nous n'offrons pas de garanties. Notre nature fragile nous convertit en matière malléable plus de ce que nous pouvons concevoir.  Notre "moi d'avant" est quelque part  nous demander les raisons de sa fragilité. Abandonné, laissé sur le chemin sans vivre ce pourquoi, une promesse lui a donné des ailes. Des pages arrachées laissent le livre dénudé de sa vraie nature; nos pages volent et restent à pourrir quelque part. L'écriture marquée en elles, ruisselle avec le sang que le monde laisse dans chaque sursaut infligé. . Mous comme des cerises mûres vers le mois de juillet, prêtes à être croquées. Tendres comme des sarments de vigne attendant le crépitement que les flammes font chanter. Légers comme les "dents-de-lion" qui s'offrent aux vents a côté des coquelicots.

Quoi faire avec notre tendresse ; celle qui aimait caresser de nounours avant de voir les vrais dans des cages au zoo. Elle doit se cacher pour ne pas effleurer nos instants de désarroi. Le moi d'avant est plein d'innocence ; sans elle, nous n'aurions pas cru à la beauté du monde. Elle sait voir avec les yeux du cœur, de celui qui s'agrippe comme une huître, malgré la force de la vague. Elle marche dans nos nuits en silence, gardant a ce que nos mois d'avant ne s'en aillent pas si vite.  

Le "moi d'avant" laisse des traces pour ceux qui savent voir avec les yeux d enfant. Pablo Picasso l'a bien dit : "Quand j'étais enfant, je dessinais comme Raphaël, mais il m'a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant." Tous les "moi d avant" qui se trouvent dans les musées; ils ont su garder la Vision du Monde lorsqu'il était vierge de nos vies sans âme.  Mais d'autres ont  renoncer, faits qui nous ont mis a douter sur nos moi presents. La brutalité du monde, elle ne se souci plus de ce qu'elle détruit en nous. Nous devons être prêts à sculpter très vite nos conceptions pour supporter l'indicible qui se présente a nos yeux. 

Accepter l'indicible est un travail que d'autres ont fait en perdant sciemment leurs innocences. Ils ne se soucient plus des dégâts que les sursauts qu'ils infligent au monde soit palpable. Une guerre plane sur nos êtres fragiles et les moyens inconsidérés sont de plus en plus introduits dans nos réalités. Notre "moi d'avant" pourrait nous servir à comprendre la place que ceux qui s'affairent a nous limiter, ont comme mécanisme. Il ne faudrait pas oublier les rêves qui nous ont fait avancer dans nos chemins. Ils sont venus avec nous ; simples, pleins d'espérance, dénoués des attentes matériels car voulant forger notre avenir. Il s'érige comme une énergie puissante ou sa faisabilité est déjà empreinte dans le dessein du cosmos.  Forgeons à l'intérieur de nous des capacités à voir passer le monde comme quelque chose de changeant ; pas comme une entité modificatrice. Elle aura perdu son pouvoir sur notre "moi" faisant de nous des forces solides, ou notre regard acquerra de la lucidité. 

Miyoceleste, 2018-04-04  11 h 31

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